CALL FOR PAPERS: Images Re-vues Deadline: Sep 15, 2019

Images scientifiques/images artistiques : croisements méthodologiques
Numéro dirigé par Andrea Pinotti et Giuseppe Di Liberti

En su artículo de 1999, The Domain of Images, James Elkins señaló en el vasto campo de las imágenes no artísticas, es decir, todas las imágenes producidas más allá del concepto moderno de arte occidental, un grupo de ‘Imágenes (gráficos, diagramas, mapas, atlas, sellos, dibujos técnicos, imágenes científicas) conocidas como imágenes informativas cuyo propósito principal es la transmisión de información. Según Elkins, la historia del arte a menudo ha tenido en cuenta estas imágenes para determinar las fuentes iconográficas de las imágenes artísticas. La historia del arte los había considerado más raramente en el análisis de estilo, formas de representación o expresividad. La simple categorización propuesta en su ensayo entre las imágenes artísticas e imágenes no artísticas, tiene un doble propósito: poner en duda la contribución que la historia del arte, con su caja de herramientas conceptuales, ofreció a la interpretación de estas imágenes y la posibilidad de que la historia del arte reconsidere algunas de sus categorías a partir del estudio de estas imágenes. Estas imágenes de hecho plantean los mismos problemas que las imágenes artísticas (periodización, estilos, significado, historia de las ideas, de expresión) y preguntas que imágenes artísticas, códigos de representación, el medio, las condiciones de producción, interpretación y recepción.

Veinte años después de la publicación de The Domain of Images, el escenario ha cambiado un poco y la apertura deseada por Elkins se ha logrado en gran medida. Es cierto que la amplia reconsideración crítica e histórica de las imágenes no artísticas, así como el uso frecuente de estas por artistas visuales (las “imágenes” operativas utilizadas por Harun Farocki, o imágenes de vigilancia utilizadas por Thomas Ruff, por dar solo dos ejemplos) o la fuerte estetización de las imágenes de lo real, hacen porosa, para nuestro sentido común, la frontera entre imágenes artísticas y no artísticas. Además, el propio Elkins, aún en 1999, propuso escribir sobre las imágenes más allá de las categorías “arte” y “no arte”. Si bien las cuestiones de clasificación y definición de las imágenes están siempre abiertas, las técnicas de producción de imágenes y su uso en medicina, física, matemáticas, ciencias de la química, la vida, la astronomía, siguen aumentando, desarrollando métodos de análisis cada vez más sofisticados. A la pregunta de qué ofrece la historia del arte al análisis de imágenes no artísticas, se agrega otra: qué contribución (qué estrategias, qué nociones) pueden dar los métodos científicos de análisis de Imágenes a la historia del arte. Solo para dar dos ejemplos, ¿la reducción de ruido o el uso de colores falsos en astronomía puede enriquecer la caja de herramientas del historiador del arte? Estas dos preguntas metodológicas necesariamente se cruzan en el nivel epistemológico: ¿qué tipo de conocimiento producen las imágenes? ¿Las imágenes artísticas y las imágenes científicas apuntan a la objetividad? Y nuevamente, para evocar a Daston y Galison, ¿puede una historia en imágenes reconstruir una historia de tipos de visión? El valor epistemológico de las imágenes está determinado por la historicidad de la visión. Cada herramienta de producción de imágenes – cepillo microscopio – Incorpora una teoría de la visión (para la visión siempre ha sido el dominio de la prueba) y cualquier teoría de la visión, a su vez, revela la historicidad de las formas La objetivación de lo real.

Número dirigido  Andrea Pinotti (andrea.pinotti@unimi.it) y Giuseppe Di Liberti (giuseppediliberti@gmail.com)

Fecha límite para la presentación de propuestas (máximo 3000 caracteres): 15 de septiembre de 2019;

Entrega de artículos (máximo 55000 caracteres): 15 de diciembre de 2019.

Idiomas aceptados para las propuestas: francés, inglés, español, alemán, italiano.

Idiomas aceptados para artículos: francés e inglés.

 

CALL FOR PAPERS

Images Re-vues Deadline: Sep 15, 2019 Images scientifiques/images artistiques : croisements méthodologiques Numéro dirigé par Andrea Pinotti et Giuseppe Di Liberti

Dans son texte de 1999, The Domain of Images, James Elkins indiquait dans le vaste domaine des images non-artistiques – c’est-à-dire toutes les images produites au-delà du concept moderne et occidental d’art – un groupe d’images (graphiques, diagrammes, cartes, atlas, timbres, dessins techniques, images scientifiques) dites informationnelles (informational images) dont la finalité principale est la transmission d’informations. D’après Elkins l’histoire de l’art avait souvent pris en compte ces images pour déterminer les sources iconographiques des images artistiques. L’histoire de l’art les avait bien plus rarement considérées du côté de l’analyse du style, des formes de représentation ou de l’expressivité. La simple catégorisation proposée dans son essai entre images artistiques et images informationnelles, avait justement un double objectif : questionner l’apport que l’histoire de l’art, avec sa boîte à outils conceptuels, offrait à l’interprétation des images informationnelles et saisir la possibilité pour l’histoire de l’art de repenser certains de ses catégories à partir de l’étude de ces images. Les images informationnelles soulèvent en effet les mêmes problèmes que les images artistiques (périodisation, styles, signification, histoire des idées, expressivité) et interrogent, exactement comme les images artistiques, les codes de représentation, le médium, les conditions de production, interprétation et réception. Vingt ans après la publication de The Domain of Images, le scénario a un peu changé et l’ouverture souhaitée par Elkins s’est en bonne partie réalisée. Il est vrai que la large reconsidération critique et historique des images non-artistiques, ainsi que l’emploi fréquent des images non-artistiques par les artistes visuels (les « images opérationnelles » utilisées par Harun Farocki, ou les images de surveillance employées par Thomas Ruff, pour ne donner que deux exemples) ou encore la forte esthétisation des images du réel, rendent bien plus poreuse, pour notre sens commun, la frontière entre images artistiques et non-artistiques. D’ailleurs, Elkins lui-même, toujours en 1999, proposait d’écrire sur les images au-delà des catégories « art » et « non-art » et montrait précisément comment cette deuxième catégorie définie ex negativo regroupait des images assez hétérogènes. Alors que les questions de catégorisation et de définition des images restent toujours ouvertes, les techniques de production des images et leur emploi en médecine, physique, mathématiques, chimie, sciences de la vie, astronomie, n’ont pas cessé de s’accroitre, en développant des méthodes d’analyse de plus en plus complexes et sophistiquées. À la question de ce que l’histoire de l’art offre à l’analyse des images non artistiques, s’en ajoute alors une autre : quel apport (quelles stratégies, quelles notions) peuvent donner les méthodes scientifiques d’analyse d’images à l’histoire de l’art ? Est-ce que – juste pour donner deux exemples – la réduction du bruit ou l’emploi des fausses couleurs en astronomie peuvent enrichir la boîte à outils de l’historien de l’art ? Ces deux questions méthodologiques se croisent nécessairement sur le plan épistémologique : quel type de connaissance produisent les images ? Les images artistiques ainsi que les images scientifiques visent-elles l’objectivité ? Et encore, pour évoquer Daston et Galison, une histoire en images de l’objectivité peut-elle reconstruire une histoire des types de vision ? La valeur épistémologique des images est déterminée par l’historicité de la vision. Chaque outil de production d’images – du microscope au pinceau – incorpore une théorie de la vision (car la vision a toujours constitué le domaine de la preuve) et toute théorie de la vision, à son tour, révèle l’historicité des formes d’objectivisation du réel.

Ce numéro d’Images Re-vues vise alors à explorer ces trois parcours :

(1) l’emploi de l’histoire de l’art pour expliquer les images scientifiques ;

(2) l’apport des méthodes d’analyse des images scientifiques pour étudier les images de toute sorte (y compris les images artistiques) ;

3) la continuité entre les images artistiques et les images scientifiques pour contribuer à une histoire de la vision.

Numéro dirigé par Andrea Pinotti (andrea.pinotti@unimi.it) et Giuseppe Di Liberti (giuseppediliberti@gmail.com)

Date limite de remise des propositions (3000 signes maximum) : 15 septembre 2019 ; remise des articles (55000 signes maximum) : 15 décembre 2019.

Langues acceptées pour les propositions : français, anglais, espagnol, allemand, italien. Langues acceptées pour les articles : français et anglais.

 

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